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Tant que les lions n'auront pas d'historiens, les histoires de chasse tourneront à la gloire du chasseur - Le mensonge se lève très tôt mais la vérité finit par le rattraper - Qui veut noyer son chien l'accuse de la rage

lundi 17 janvier 2011

De l’art d’attribuer ses crimes aux victimes

« A Bouaké, le 6 octobre 2002, une soixantaine de gendarmes accompagnés d’une cinquantaine de leurs enfants et de quelques autres civils ont été arrêtés dans leur caserne par des éléments armés du Mouvement patriotique de Côte d’Ivoire (MPCI [de Guillaume Soro]) qui avaient pris le contrôle de la deuxième ville du pays depuis le 19 septembre 2002. Ces personnes ont été conduites à la prison du camp militaire du 3e bataillon d’infanterie. Ce même soir, des éléments armés du MPCI sont entrés à plusieurs reprises dans la prison et ont tiré en rafales, tuant et blessant des dizaines de détenus. Les survivants sont restés deux jours avec les blessés et les cadavres en décomposition sans recevoir de nourriture. Certains ont été contraints de transporter les cadavres et de les enterrer dans des fosses collectives et une dizaine d’entre eux ont très vraisemblablement été tués sur les lieux mêmes du charnier après qu’ils eurent enterré leurs camarades ».

C’est « Amnesty international, qu’on ne peut suspecter d’excessive sympathie envers le camp gouvernemental, [qui] décrit ainsi le massacre des gendarmes de Bouaké et de leurs familles, selon des témoignages recoupés [, rappelle Michel Galy.]


« Pas d’images de ces violences extrêmes, un peu à l’instar de Kigali : bien que les situations soient très différentes, la médiatisation saisit parfois, a posteriori, l’inverse du réel…

« En revanche, l’opinion publique internationale se souvient de l’épisode télévisuel montrant, aux accords de Linas Marcoussis, le « leader des Forces nouvelles », Guillaume Soro, ex-activiste étudiant pressenti par le gouvernement français, en 2002, comme… « ministre de la Défense » à Abidjan ! Quelle scène alors retenir pour symboliser une rébellion pour laquelle les médias occidentaux ont longtemps eu les yeux de Chimène, ces « rebelles qui sourient », défenseurs des opprimés ?

« L’analyse d’une telle rébellion semble d’autant plus une mission impossible que les observateurs sont le plus souvent des acteurs impliqués, ne serait-ce qu’à cause des liens étroits qu’entretiennent historiquement les pays concernés – au-delà des affinités en réseaux politiques ou intellectuels, où se sont constituées des élites transnationales franco-africaines. [] »


Suite et article en entier ici.

À méditer à l'heure où, via la presse internationale, l'Onuci annonce régulièrement qu'elle va trouver des charniers ! Et où des escapades parisiennes aériennes de Ouattara depuis le Golf Hôtel s'accompagnent de rumeurs sur sa santé, voire sur sa mort ! La vigilance reste de mise...

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