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Tant que les lions n'auront pas d'historiens, les histoires de chasse tourneront à la gloire du chasseur - Le mensonge se lève très tôt mais la vérité finit par le rattraper - Qui veut noyer son chien l'accuse de la rage

mercredi 26 janvier 2011

La différence entre 70% et 80%. Tout est là, le reste n’est que des mots

Devant les faits, les manipulateurs internationaux des élections ivoiriennes paniquent. Entre silence gêné de nos médias et dirigeants et outrance dans la calomnie récurrente prouvant que tout ce qui est outrancier est insignifiant… Quand on n’en vient pas carrément, comme les militants ouattaristes parisiens, à tabasser — jusqu’à leurs alliés PDCI !


La panique ! L’AFP donne dans le comique caricatural, comme lorsqu’elle tente de masquer la manifestation parisienne pour Gbagbo et la souveraineté ivoirienne en la renvoyant dos–à-dos avec une « manifestation » ouattariste illustrée d’une photo prise de telle façon que l’on voie quelques personnes agitant un drapeau et appuyée des chiffres des organisateurs et du journaliste AFP (sic) — quand la manifestation pour la souveraineté de la Côte d’Ivoire se voit dans la même dépêche opposer les seuls chiffres de la police (re-sic ! Chapeau l’AFP !).

Où conduit la panique ! L’on voit affleurer jusqu’aux anciennes calomnies contre Gabgbo (« calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose » a dit un homme politique européen du XXe siècle resté célèbre), calomnies diverses depuis longtemps déboulonnées, genre celles le donnant pour « ethniste » – ignorant que c’est Gbagbo qui, suite à son élection de 2000 et à son forum de réconciliation, a permis l’octroi de la nationalité à Ouattara après avoir voté, en 1993, contre la loi le rendant inéligible, puis en 2005 l’a déclaré éligible en usant exceptionnellement de l’article 48 de la constitution lui accordant les pleins pouvoirs…

Bref, chez les groupies golfiques et internationales, on semble désespéré au point de tenter d’agiter à nouveau le chiffon rouge ethnique que Ouattara a été le premier à instrumentaliser. Mal lui en a pris pourtant, puisque non seulement les « nordistes » ivoiriens, de Fologo à Mamadou Koulibaly, sont sa plus ferme opposition, mais l’appui qu’il est allé chercher chez Compaoré, aujourd’hui faucon pour la guerre, le met en porte à faux avec le peuple et les intellectuels Burkinabè, qui continuent à préférer Sankara (dont ils voient en Gbagbo un continuateur) que ceux qui l’ont combattu avant son assassinat !

La presse Burkinabè d’opposition n’est pas en reste dans le soutien de l’Afrique unanime en faveur de Gabgbo !

Les instigateurs de la tentative de vol électoral sont fondés à paniquer ! Sachant en outre qu’il est de plus en plus question de recompter les voix. Les uns après les autres les dirigeants africains et les observateurs se rangent à cette option raisonnable contre laquelle s’agite à qui mieux mieux le camp de la république internationale du Golf. Dernière sortie : l’UE, et ses observateurs qui s’étaient rétractés après avoir constaté les fraudes et violences massives en zone CNO (mais où sont passés les 17 qui ont appelé au secours et qu’on est venu chercher en hélicoptère ?!).

Voilà donc l’UE qui avance que "les résultats annoncés par la commission électorale indépendante sont crédibles". Contentons-nous d’un vocable modeste : « Crédible » ! Ne nous avançons donc pas trop !

Sans compter, déjà, un problème dans l’énoncé : il est vrai que cet énoncé est passé en boucle depuis deux mois par une presse « internationale » unanime à faire ce qui, au grand jamais, ne saurait être taxé de propagande : « les résultats annoncés par la commission électorale indépendante ». Problème : la Cei n’a jamais annoncé de résultats ! En vidéo :


On n’a qu’une proclamation totalement arbitraire jusqu’à preuve du contraire, de Babayoko. Ce pourquoi, Choï, qui a validé cela, commence à montrer des signes de nervosité…

Ainsi lors d'un briefing onusien (vidéo ci-dessous), Choï avoue à plusieurs reprises avoir « subi des pressions du camp Ouattara et de lui seul ». Ou ne répond rien (sic !) lorsqu'on qu'un journaliste lui rappelle qu'il devait certifier le processus et non le résultat !


Et voilà donc l’UE qui vient à la rescousse de son propre emballement des premiers jours : AFP BRUXELLES : « Les observateurs de l`Union européenne à l`élection présidentielle ivoirienne du 28 novembre ont validé dans leur rapport définitif publié mardi la victoire d`Alassane Ouattara et exclu la nécessité d`un nouveau décompte des voix comme l`a proposé Laurent Gbagbo.
"Les résultats annoncés par la Commission électorale indépendante (ivoirienne) sont crédibles", a estimé l`eurodéputé conservateur roumain Christian Preda, qui a dirigé la mission d`observateurs, en présentant le rapport à la presse à Bruxelles.
Recompter les voix "n`est pas du tout nécessaire", compte tenu du fait que 400.000 voix séparaient Alassane Ouattara du président sortant Laurent Gbagbo, a souligné M. Preda.
"Si le résultat avait été serré, ça aurait pu avoir un sens", a-t-il concédé. »


(… Non sans prétendre donner des leçons de droit constitutionnel au conseil constitutionnel ivoirien ! Seul habilité à trancher un débat sur l’interprétation des articles du Code électoral !)

Or c’est précisément cet écart considérable qui fait problème. C’est cet écart, qui révèle une différence de 10 points entre le taux de participation officiel et celui qui ressort de l'ajout des voix des candidats, qui fait que l’on doit recompter !

Comment est-on passé de 70% de participation reconnus par tous et annoncés en boucle, unanimement et triomphalement dans un premier temps par l’Onu, le camp Ouattara, les « spécialistes » de l’Afrique, les médias, etc. Comment est-on passé de 70% à plus de 80% si l’on fait la simple addition des chiffres donnés par Bakayoko ?

Dépêche AFP du 29 novembre 2010 :
Le taux de participation au second tour de la présidentielle dimanche se situe autour de 70%, en baisse par rapport au premier tour le 31 octobre où elle avait atteint 83%, a annoncé lundi la Commission électorale indépendante (CEI).

Non seulement ce grand écart qu’invoque le représentant de l’UE n’exclut pas un recomptage, mais le requiert !

C’est précisément cet écart qui nécessite le recomptage. Les coups médiatiques, les esbroufes, le retour des calomnies n’y changeront rien. Les faits sont là : la différence entre 70% et 80%. Tout le reste n’est que des mots.

C’est précisément une des bases de la plainte déposée contre Choï :

Hold-up électoral de Choi et affidés : Me Ceccaldi : «Le mécanisme de la fraude se trouve dans le taux de participation»

La tribune des Communicateurs citoyens a accueilli hier, l’avocat français Me Ceccaldi, qui avait à dire et à redire sur la forfaiture de Choi et ses mandants pour proclamer Ouattara vainqueur de la présidentielle.

On ne le dira jamais assez, Choi s’est rendu complice de la fraude et des violences qui ont contribué à cristalliser les tensions post-électorales en Côte d’Ivoire, en faisant croire à l’opinion que Alassane Dramane Ouattara a gagné l’élection présidentielle ivoirienne. Un passage en force cousu de fil blanc mis à nu au fil des jours par les Ivoiriens et amis de la Côte d’Ivoire épris de paix et de justice. Au nombre de ceux-ci, Me Marcel Ceccaldi, avocat international qui a répondu à l’invitation des Communicateurs citoyens, qui ne ménagent aucun effort pour le rayonnement de la démocratie. Hier lundi donc, aux 2 Plateaux, le juriste s’est longuement attardé sur les tenants et aboutissants de la crise actuelle en prenant pour repère le Thème : «Problématique de la Certification des élections en Côte d'Ivoire». Pour l’éminent juriste, «le mécanisme de la fraude se trouve dans le taux de participation». Le disant, il se base sur des faits palpables. Il s’explique en effet difficilement le fait que le taux de participation ait changé en l’espace de quelques jours, sans que cela n’émeuve personne, particulièrement Choi et ses patrons de la communauté dite internationale. «La proclamation des résultats à l’échelle administrative n’a pas été faite. Si la procédure avait été suivie, Choi aurait vu qu’il y avait des incohérences au niveau du taux de participation ; et que dès lors, il y avait un risque de fraude. Le mécanisme de la fraude se trouve dans le taux de participation. De 72% on est passé à 82 % de taux de participation. C’est ça la fraude», a-t-il dénoncé, pointant du doigt le laxisme complice doublé de mauvaise foi, du représentant spécial du secrétaire général de l’Onu en Côte d’Ivoire.
(In Le Nouveau Courrier N°187 du 25 Janvier 2011 par Stéphane Bahi)

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