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Tant que les lions n'auront pas d'historiens, les histoires de chasse tourneront à la gloire du chasseur - Le mensonge se lève très tôt mais la vérité finit par le rattraper - Qui veut noyer son chien l'accuse de la rage

samedi 30 avril 2011

Le quotidien d'une dictature

La réalité de la "nouvelle" Côte d'Ivoire au-delà des discours du chef et des silences médiatiques internationaux :


"Les rebelles d’Alassane Ouattara continuent de mener leurs actions de brigandage. Après les pillages systématiques des magasins, entreprises et des résidences des personnalités et particuliers, ils s’adonnent au braquage des banques. Ainsi ils ont pris le coffre-fort de la Bfa et la somme de 25 millions de Fcfa à la Cecp. Dans les quartiers, ils rançonnent les pauvres populations qui n’ont même pas de l’argent pour s’offrir un repas. Celui qui ne s’acquitte pas est un homme mort. Au quartier Angré, précisément à la 8ème tranche, il est demandé aux résidents de payer la somme de 125000 Fcfa par semaine pour dit-on, assurer leur sécurité. Il en est de même dans la commune de Koumassi. Notamment au Remblais. Chaque locataire doit payer 3000 Fcfa par semaine. Que dire des barrages qu’ils ont érigés sur les routes. D’Abidjan à Adzopé, il y a dix huit barrages. A chaque barrage, les passagers doivent débourser la somme 500 à 1000 Fcfa. Faites le calcul. C’est un pactole que la soldatesque du putschiste Ouattara amasse par jour. La scène est la même partout sur les différentes routes de voyages. A l’intérieur de la ville d’Abidjan, le constat est le même. Le racket des transporteurs est devenu monnaie courante. Ils sont rançonnés à longueur de journée. Les magasins, boutiques et entreprises qui ont décidé d’ouvrir leur porte, n’échappent pas à cette situation. Selon les informations, c’est la seule manière pour les hommes du Gouverneur Ouattara de non seulement se payer sur le terrain, puisqu’ils n’ont pas encore perçu leur dû. Mais aussi de pouvoir se nourrir. « Nous sommes fatigués de ce qui se passe. Ce n’est pas ce qu’ils nous ont dit. Ils ont enlevé Gbagbo, nous avons applaudi. Et maintenant, c’est nous les pauvres qu’ils rackettent. Ce qui veut dire que rien n’a véritablement changé. Bien au contraire, la situation s’est aggravée », fait remarquer dame Salimata Traoré, habitante de la commune de Treichville. Stéphane Kouakou, résident à Koumassi, ne dit pas le contraire. Il est très remonté contre ses leaders du Rhdp : « Ce qui se passe dans notre pays est anormal. Des analphabètes, des coxers et des bandits font la loi dans nos quartiers. Nous regrettons amèrement ». Cette situation fait sourire certains militants de la majorité présidentielle. Selon ces derniers, tout le monde peut se plaindre. Sauf les militants du Rhdp. Dans la mesure où, ils ont souhaité la guerre. Elle est arrivée. Qu’ils assument. « Ils croyaient qu’en faisant un coup d’Etat contre le Président Laurent Gbagbo, leur situation allait s’améliorer. Quand on sème du riz, c’est le riz qu’on récolte. Et non de l’igname » soutiennent-ils en chœur. A la frontière de Noé, la situation est criarde. Le chef rebelle de ces lieux fait la pluie et le beau temps. Il partage les recettes douanières en trois parties. Il prend sa part, donne une partie à ses supérieurs qui sont à Abidjan et le reste va dans les caisses de l’Etat. Il travaille également en connivence avec des trafiquants qui ne sont nullement inquiétés. D’ailleurs, ceux-ci se réjouissent. « Cette situation nous arrange énormément. Nous avons le chef de poste dans notre poche » font-ils remarquer. Les Forces loyalistes présentes ne peuvent rien. Elles sont cloitrées dans leur coin. En plus, des véhicules de la Douane ont été vendus au Ghana et les autres ont été ramenés à Abidjan. Voila la nouvelle Côte d’Ivoire que veut construire le sous-préfet de la France."

Enise Kamagaté | Le Temps | Mercredi 27 avril 2011

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