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Tant que les lions n'auront pas d'historiens, les histoires de chasse tourneront à la gloire du chasseur - Le mensonge se lève très tôt mais la vérité finit par le rattraper - Qui veut noyer son chien l'accuse de la rage

samedi 9 octobre 2010

À l’heure où not’ bon maître a rencontré son saint père...

... Pour obtenir l’absolution des péchés de la France à l’égard des Roms (entre autres) dit-on... Un peu de religion sera de mise...

(Suite d’un débat commencé ici...)

... La lecture de l'Épître aux Galates, selon laquelle (je cite) "Saint Paul oppose la Loi ancienne (celle de Moïse) maintenant obsolète, et la Loi nouvelle" ; cette lecture - voyant dans la "première loi" (je cite à nouveau) "une loi ancienne, caduque, celle issue d'Abraham et de Moïse, dont le christianisme s'est dépouillé comme le serpent de sa peau" - cette lecture, donc, est caduque dans le christianisme "officiel". Une telle lecture est considérée comme relevant de la "théorie de la substitution" (de l’Eglise à Israël), théorie rejetée comme étant au fondement de l’antijudaïsme chrétien :

"Le caractère inéluctable de l’antisémitisme chrétien se fonde sur la mort du judaïsme, ce qui induit une tentative de substitution, l’Eglise devenant le ‘nouvel Israël’" [...]

"Jusqu’à sa prise de conscience consécutive à la [2e] guerre [mondiale], l’Eglise [catholique principalement] s’en tient à la théologie de la substitution, selon laquelle la Nouvelle Alliance rendrait caduque l’Ancienne et selon laquelle le ‘Verus Israël’ serait à présent constitué par les Chrétiens, les Juifs étant disqualifiés par leur aveuglement et leur obstination à ne pas reconnaître le Sauveur. Désormais l’Eglise, dans un revirement spectaculaire qui ne fera que se confirmer dans les différents textes qu’elle publie, renonce à la théologie de la substitution" [...]

Last but not least, la "théorie de la substitution" et les lectures du Nouveau Testament qui vont avec ont été dénoncées par Jean-Paul II disant, on ne peut plus explicitement : "l’alliance avec Israël n’a jamais été révoquée par Dieu" [...]



Lectures rejetées et redoutables, car on a en outre, dans ces lectures, une des sources de la violence qui prend pour prétexte la religion (je dis prétexte car la violence, fondamentale à l’homme, sait très bien se passer de ces prétextes ! – l’histoire du XXe s. pour ne prendre que cet exemple l’a abondamment montré...).

Cette source de violence-là consiste à prendre pour prétexte les religions ultérieures, fût-ce avec le mot « amour » à la bouche, pour faire violence aux religions antérieures (jugées dépassées par les religions ultérieures – substitution, donc)...

Et ici en matière de théorie de la substitution, l'islam connaît à l'égard du judaïsme et du christianisme les mêmes travers que ceux qu'a connus, et que connaît encore (malgré le travail que j'ai mentionné ci-dessus) le christianisme à l'égard du judaïsme.

En on peut citer nombre de textes coraniques appelant à la violence contre les juifs et les chrétiens – face auxquels on peut aussi produire nombre de textes bibliques qui ne sont pas tendres non plus (Josué, Nombres, Deutéronome, entre autres...).

Car auparavant, et par la suite (cf. "Nouveau monde" et autres colonies - ex. reconnu : Namibie), on ne s’est pas gêné non plus pour se substituer aux « peuplades antérieures » (dont les Roms dans les années 1940)(Où les "rationalismes", "agnosticismes", et "athéismes", ultérieurs aux religions, ne se sont pas gênés non plus pour jouer de la substitution à l'égard des religions - non-séculières s'entend)...

Il faut noter toutefois, parlant des textes bibliques en question (Josué, etc.), se présentent comme déroulement d'un récit, plutôt que comme exemple à reproduire ! - : les spécialistes placent ces récits dans le genre littéraire épique (comparable à la chanson de Roland, fendant le Maure en deux - et on trouve l'équivalent côté musulman !). De ce fait, le danger de violence qui peut ressortir pour aujourd'hui de ces textes bibliques (devant en principe être assumés aussi par l’islam), ce danger, même s'il n'est pas exclu, est relativement faible : les peuplades mentionnées dans les livres de Josué, Nombres ou Deutéronome, ayant disparu, les situations en question sont donc révolues !

Les textes coraniques doivent être aussi situés dans leur contexte, et donc rapportés à leur temps ! Cela dit la façon dont ils se présentent peut aussi être comprise, et hélas elle l'est trop souvent, comme appel actuel ! Les chrétiens et les juifs ("héritiers" de ceux mentionnés dans le Coran) sont toujours là !

Voilà qui me semble devoir déboucher du coup sur des interpellations aux musulmans : ne pas prendre ces appels coraniques autrement que comme référant à des situations définitivement révolues (tout comme celles du livre de Josué. Ici celles du début de l'Hégire). Cela en fonction d'une lecture tout-à-fait possible, même si elle n'est pas partout en vogue : raison de plus pour y insister !

Du chemin reste à faire ! En attendant not’ bon maître aura peut-être obtenu, à défaut d’absolution électorale (mais qui sait ?), celle de son seigneur sa sainteté du Saint-Siège...


King Crimson / Heavy ConstruKction

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