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Tant que les lions n'auront pas d'historiens, les histoires de chasse tourneront à la gloire du chasseur - Le mensonge se lève très tôt mais la vérité finit par le rattraper - Qui veut noyer son chien l'accuse de la rage

dimanche 10 octobre 2010

Au pas cadastré ?

(Autre variation suite au débat commencé ici... et aux développements d’ici)

Les "peuplades" mentionnées dans le récit biblique relatant la guerre de conquête d’Israël ("Héthiens, Guirgasiens, Amoréens, Cananéens, Phérézéens, Héviens, Jébusiens", etc.), principalement au livre de Josué, semblent parfois perçues dans les deux camps du conflit actuel au moins comme référant analogique ! On n’est pas à 3000 ans près !

Or ces "peuplades" antiques disparues (quant à leur identité religieuse d'adeptes de "Baal", quoiqu'il en soit des continuités biologiques, qui ne font pas identité !) ne sauraient se confondre avec les populations qui se trouvent aujourd'hui dans cette région, et qui "se revendiquent comme descendants d’Abraham" - contrairement à celles de l'Antiquité, qui, elles, donc, ont disparu (quoiqu'il en soit des continuités biologiques) !



De ce simple fait, il devrait être facile de comprendre que les peuples actuels de la région ne sont pas concernés par le récit biblique de la conquête de Canaan ! Mieux que ça, le récit biblique inclut les peuples se réclamant d’Abraham, comme ceux d’aujourd’hui donc, dans l'espace de fraternité (espace qui n'a jamais été une "terre sans peuple" !) que signifie "la terre de la promesse à Abraham" jusque même dans son extension la plus large : "jusqu'aux deux fleuves" - expression pouvant être entendue du fleuve d’Egypte à l’Euphrate ! Or même là, c’est d’un espace de fraternité qu’il est question !

Rien d’un "cadastre" qui excluerait, donc !

Autant d'éléments qui impliquent l'urgence d'un refus d'investir ces textes (qui parlent d'une toute autre réalité historique) de l’histoire contemporaine et de ses passions. Urgence de laisser à ces textes le seul poids de fraternité dont ils portent l'espérance (par delà les terribles réalités de l'histoire, depuis la leur jusqu'à la nôtre).

Cela vaut bien sûr en outre pour les textes coraniques qui doivent être aussi situés dans leur contexte, et donc rapportés à leur temps ! D’autant plus que la façon dont ils se présentent risque d’être comprise, et hélas elle l'est trop souvent, comme appel actuel ! Les chrétiens et les juifs ("héritiers" de ceux mentionnés dans le Coran) étant toujours là !

Urgence de ne pas prendre ces appels coraniques autrement que comme référant à des situations définitivement révolues (tout comme celles du livre de Josué. Ici celles du début de l'Hégire). Cela en fonction d'une lecture tout à fait possible, même si elle n'est pas partout en vogue, loin s’en faut ! Raison de plus pour y insister, quand l’islam revendique haut et fort son statut de religion qui compte, à l’égal du judaïsme et du christianisme... et de tant d'autres religions ou courants de pensée, y compris se voulant non-religieux.

Cela ne valant pas pour autant relativisme, ni ne signifiant à l’inverse que l'on puisse tout classer dans un ordre hiérarchique, à l'aune de critères plus ou moins subjectifs, et a fortiori s’il s’agit de subjectivité collective... Les choses demeurent très complexes, et la pensée doit donc aussi prendre en compte cette complexité...


King Crimson / ProjeKct II: Improv/Sus Tayn Z

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