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Tant que les lions n'auront pas d'historiens, les histoires de chasse tourneront à la gloire du chasseur - Le mensonge se lève très tôt mais la vérité finit par le rattraper - Qui veut noyer son chien l'accuse de la rage

mercredi 2 février 2011

Dans la série "Balle dans le pied" : (5) Le temps des pièges

Les exemples Le Pen et Addis Abeba...

Derniers cas de balles dans le pied :

« La décision de Gbagbo de réquisitionner la BCEAO Cote d'Ivoire et de la mettre sous l'autorité du Ministère ivoirien de l'économie et des finances a mis KO l'UMEOA. C'est un coup de maître qui va obliger certains à penser que l'heure est à la négociation. L'épisode n'a pas été beaucoup commenté mais je pense qu'il montre la détermination de Gbagbo et constitue un tournant important : http://news.abidjan.net/h/389689.html »
C’est ce que me signale à juste titre Djignab | 01.02.2011

On est effectivement toujours dans la série : "comment se tirer une balle dans le pied" ! Après Sarkozy, c’est au tour de l’Uémoa.

Tandis que déjà, toujours dans la même série, nouvel épisode annoncé : Marine Le Pen qui s'offre le luxe de donner à Sarkozy et à MAM une leçon de politique étrangère ! En matière de balles dans le pied, jusqu'où iront le pouvoir français et ses acolytes ?... Après le profil bas du président français à Addis Abeba...

Mais c’est là que les choses peuvent prendre un double sens et invitent à la vigilance.

Il ne serait pas opportun que la Côte d’Ivoire républicaine se mette à son tour à se tirer dans le pied !


Tout peut encore se retourner. Deux tentations récentes (et combien d’autres) ont tout de ce qui ressemble à des pièges : 1) la tentation d’une alliance objective avec Mme Le Pen. 2) La tentation de s’enthousiasmer trop vite du sommet de l’UA.

1) « Selon une information du site franco africain koaci.com, Marine Le Pen, la fille de Jean-Marie Le Pen souhaiterait rencontrer le président ivoirien Laurent Gbagbo à Abidjan.
Très convaincue qu’elle a toutes les cartes pour éliminer Nicolas Sarkozy au premier tour des élections présidentielles de 2012 en France, l’actuelle leader du Front National (extrême droite) y met du sien pour couper toutes les ressources au locataire de l’Elysée.
Les ennemis de mes ennemis étant mes amis, Marine Le Pen voit actuellement en Laurent Gbagbo un potentiel ami qui pourrait l’aider à terrasser le virevoltant président français.
Et même si cet appel du pied de l’extrême droite française n’a pas encore eu de rebond à Abidjan, il va sans dire qu’il donnera du tonus à Laurent Gbagbo dans le combat pour sa résistance contre Sarkozy et ses alliés occidentaux.
Toutefois, faille t-il mentionner que Gbagbo est un socialiste convaincu qui aura du mal à accepter les fréquentations de l’extrême droite. Mais en politique, très souvent, seules les fins justifient les moyens. »

Par Daniel Atteby

Oui, mais voilà. Comme met en garde de façon tout à fait pertinente le journal de la crise ivoirienne : « Objectivement, on aurait souhaité que beaucoup d’autres dirigeants politiques français adoptent la même circonspection envers la reconnaissance « unanime » de la « communauté internationale », ce qu’à d’ailleurs fait M. Mélenchon le 4 Janvier sur BFM TV. La position de Marine Le Pen devrait-elle pour autant réjouir les Ivoiriens au point de l’inviter à venir soutenir le président Gbagbo à Abidjan, comme l’affirme koaci.com ? La perspective d’une telle «alliance paradoxale» réjouit d’avance la presse ouattariste qui sait qu’elle tient là une carte maîtresse à l’encontre du président Gbagbo, et de quoi relancer le lynchage médiatique contre la Côte d’Ivoire qui a perdu de sa vigueur depuis quelques semaines. » L'article en entier ici.

2) Le sommet de l’UA. Piège redoutable aussi. Ainsi, toujours dans le journal de la crise ivoirienne : « La proposition de ce panel Africain - dont Blaise Compaoré ! Oh honte ! - ne correspond pas à cette proposition de sortie de crise formulée par le président Gbagbo. Selon RFI, ce panel a pour but d'offrir à Gbagbo des garanties pour quitter le pouvoir, voilà tout. Anne Ouloto, porte parole du RDR l'a parfaitement compris.
Le conseil de sécurité de l'UA a […] cédé là où le conseil de sécurité de l'ONU avait tenu bon, le 18 Janvier lors de l'adoption de la résolution 1962 (2010) pour l'envoi de troupes supplémentaires, quand la Russie était parvenue à imposer le retrait de la mention reconnaissant la victoire de Ouattara par l'ONU dans cette résolution
[quoique (*)]. Il n'y a vraiment pas de quoi pavoiser quant à la dignité des chefs d'état africains ! » L'article en entier ici

Si l’on sait qu’en outre, le CSP de l’UA « exige la levée immédiate du blocus de l’Hôtel du Golf », risque terrible, la vigilance est décidément de mise !

3 commentaires:

  1. le blocus ne sera jamais levé tant que les rebelles séjourneront dans cet hotel!

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  2. Ce serait effectivement tomber dans un piège bien grossier que de lever ce pour quoi le mot "blocus" est bien mal choisi. Le lever serait voir sortir une armada qui ouvrirait immédiatement un front surarmé dans Abidjan ! Quant à sortir de là pour rentrer à la maison, le seul obstacle, c'est les menaces des chefs... http://directscoop.net/2011/02/03/les-habitants-du-golf-hotel-manifestent-pour-denoncer-leurs-conditions-de-vie/

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  3. PS : (*) "Il y a un terme qui indique que « Alassane Dramane Ouattara élu président de la République de Côte d’Ivoire », et puis il y a une virgule. C’est cette virgule qui sauve la Côte d’Ivoire. Après la virgule il est dit « selon la certification de Choi. En droit, quand on dit selon l’avis de X ou Y, cela veut dire que c’est un avis isolé et qu’il n’emporte pas l’adhésion de tout le monde. En clair, l’Union Africaine veut nous exprimer que Choi a dit que Ouattara est élu président de la Côte d’Ivoire, mais nous, Union Africaine, nous devons venir en Côte d’Ivoire, nous devons investiguer - selon les lois de la Côte d’Ivoire, parce que c’est aussi dit dans la résolution « selon les dispositions institutionnelles de la Côte d’Ivoire » - pour savoir ce qui s’est passé en réalité. C’est ça que nous retenons et c’est ça que les Ivoiriens doivent retenir aujourd’hui. C’est ça la vérité, la virgule qui sauve la Côte d’Ivoire. Cette virgule là, si elle n’avait pas existé, on aurait des problèmes." (Maître Hamza au JT de 20 h de la RTI le 1er Février, à propos du communiqué de l’UA du 28 Janvier)

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