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Tant que les lions n'auront pas d'historiens, les histoires de chasse tourneront à la gloire du chasseur - Le mensonge se lève très tôt mais la vérité finit par le rattraper - Qui veut noyer son chien l'accuse de la rage

jeudi 19 mai 2011

Liberté de la presse bafouée - la désinformation peut se poursuivre et se déployer

Tandis que les "FRCI" de Ouattara poursuivent leurs exactions, pillages et tueries, le camp Ouattara, relayé par les seuls médias autorisés (et même par la presse française !) accuse la résistance pro-Gbagbo de tuer... ses propres partisans ! Il ne risque pas d'être contredit dans les kiosques !

Ci-dessous : 1) Toussaint Alain, conseiller de Gbagbo, dénonce ; 2) le blog du Nouveau Courrier, interdit de publication, met en ligne un droit de réponse.



1) Communiqué de Toussaint Alain, conseiller de Gbagbo :

Le régime de Monsieur Alassane Ouattara poursuit son décompte macabre des morts, systématiquement imputés à des prétendues “forces pro-Gbagbo”. Alors qu’elles le maintiennent en détention sans motif sérieux, les nouvelles autorités recherchent visiblement des éléments à charge contre le Président Laurent Gbagbo.

Le 9 mai 2011, un porte-parole de Monsieur Ouattara a annoncé un premier bilan de “120 personnes tuées par les miliciens et mercenaires libériens dans leur fuite vers le sud-ouest du pays”, puis un second, le 14 mai, de “220 civils tués”. La “découverte de charniers ou de fosses communes” est quasi-quotidienne.

Or, aujourd’hui, aucune source crédible et indépendante n’est venue corroborer ces allégations motivées par une double mécanique de la diabolisation du Président Laurent Gbagbo et de la falsification de l’histoire récente de la Côte d’Ivoire. Ces déclarations traduisent le cynisme du camp Ouattara face aux violences subies par les populations depuis le déclenchement de “l’assaut final”.

C’est une tentative de diversion au moment où l’opinion mondiale découvre, enfin, l’ampleur des massacres des civils par les combattants pro-Ouattara. Le pouvoir actuel fait régner un État de terreur et de prédation. Les miliciens de Monsieur Ouattara continuent d’exécuter des civils. Aucune ville, aucun village, dans les régions hostiles à la rébellion, n’est épargné par ces tueries massives. Malgré les promesses de “réconciliation”, les collaborateurs, proches et autres sympathisants du Président Gbagbo sont pourchassés, emprisonnés et torturés.

Monsieur Ouattara tente maladroitement de s’absoudre des atteintes aux droits de l’Homme commises en son nom par ses mercenaires depuis le lancement de sa sanglante conquête armée du pouvoir – du 19 septembre 2002 à ce jour. Il ne peut être aussi facilement blanchi ni des crimes économiques ni des crimes de guerre encore moins des crimes contre l’humanité.

Les preuves et témoins surabondent. Monsieur Alassane Ouattara ferait montre de courage politique en acceptant la constitution d’une commission d’enquête impartiale présentant toutes les garanties d’équité. Celle-ci aurait pour mission de faire la lumière sur les violations des droits humains liées à la crise postélectorale, y compris celles occasionnées par les bombardements de la Licorne, à Abidjan, et le “Commando invisible”, à Abobo.

Fait à Paris, le 15 mai 2011
Toussaint ALAIN
Conseiller du Président Laurent GBAGBO



2) La presse ouattariste, seule autorisée, diffuse sa version de la liberté de la presse bafouée.

Le droit de réponse du "Nouveau Courrier" (sur son blog) au "Mandat" :

Abidjan, le 15 mai 2011

A Monsieur

le Directeur de Publication du journal Le Mandat

Objet : Droit de réponse au Mandat

Monsieur le Directeur,

Dans votre parution du samedi 14 mai 2011, vous publiez un article intitulé Liberté de la Presse - Voici pourquoi "les journaux bleus" ne paraissent plus, signé de Adaye Kouakou. Grande a été notre surprise de lire certaines « informations » nous concernant, émanant d’un confrère qui n’a pas pris la peine de nous joindre.

Premièrement, votre journal croit savoir que les problèmes de sécurité que nous évoquons n’existent pas et que le ministre de l’Intérieur aurait donné des garanties le 3 mai dernier lors de la journée internationale de la liberté de la presse.

Deuxièmement, vous prétendez que Le Nouveau Courrier est financé par Simone Gbagbo et aurait donc des problèmes financiers qui l’empêchent de revenir dans les kiosques.

Enfonçant le clou dans une sorte de dérision, vous préconisez une solution à ceux que vous qualifiez de ‘‘presse bleue’’ : «En entendant de trouver une solution idoine aux vrais problèmes qu’ils ont, ces organes de presse devront opter pour la presse en ligne, comme le fait ‘’Le Nouveau Courrier’’ actuellement ». Sur quel site ? Nous nous interrogeons encore.

Nous protestons face à de telles contrevérités qui visent à dédouaner les autorités ivoiriennes face au musellement d'une partie de la presse.

Nous avons les moyens financiers de paraître, mais nous en sommes empêchés par des obstacles sécuritaires réels qui ont été relevés par Reporters sans frontières (RSF) et le Comité pour la protection des journalistes (CPJ). Au demeurant, de quelles garanties sécuritaires parle Le Mandat ? Le discours musclé du ministre de l’Intérieur le 3 mai a fait un tollé dans la corporation et au sein des organisations de protection de la liberté de la presse ; et nulle part nous ne voyons les garanties sécuritaires dont fait cas Le Mandat.
Au demeurant, nous n'avons jamais été financés par Simone Gbagbo, et nous nous réservons le droit de porter plainte pour diffamation à ce sujet. Nous sommes une entreprise privée qui s'équilibre en dépenses et en recettes grâce aux ventes et à la publicité. Devons-nous ajouter que nos ventes sont sans commune mesure avec celles du Mandat ?
Merci de bien vouloir publier ce droit de réponse, dans les meilleurs délais et dans les mêmes conditions, ainsi que vous l’avez fait pour l’article incriminé.

Pour Le Nouveau Courrier
Stéphane GUEDE

2 commentaires:

  1. Le blog est censuré en Chine... je suivais les info comme je pouvais (une article sur le nouvelobs, je suis attérée!

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