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Tant que les lions n'auront pas d'historiens, les histoires de chasse tourneront à la gloire du chasseur - Le mensonge se lève très tôt mais la vérité finit par le rattraper - Qui veut noyer son chien l'accuse de la rage

jeudi 3 mars 2011

Ban Ki-Moon banalise la Shoah et gagne un point Godwin

"Le Sud-coréen a osé faire un parallèle entre l’Holocauste / la Shoah (extermination du peuple juif par les nazis, ndlr) et la crise postélectorale ivoirienne, écrit Le Nouveau Courrier. En clair, le secrétaire général des Nations Unies dévoile la préparation d’un génocide en cours. Mais diantre ! Ban Ki Moon connait-il vraiment l’histoire de l’Holocauste ? Sait-il ce qu’on appelle un génocide ? Comment peut-il, ne serait que le temps d’un délire, évoquer le terme de génocide ou pire dans une situation de crise post-électorale ? A moins que la « nébuleuse » dont fait partie Ban Ki Moon ne soit en train de tenter de susciter une guerre civile à forte intensité, pour finir par choisir «ses» morts et crier au génocide !"
Comme le remarque un commentateur de l'article, "C'est une injure à la memoire des nombreux juifs tués et massacrés par Hitler et les Nazi que de comparer la crise post-electorale dûment montée par l'ONU et la France..."


À découper sur l'écran au moyen d'un burin et d'un marteau


La loi de Godwin provient d'un énoncé fait en 1990 par Mike Godwin relatif au réseau Usenet, et popularisée depuis sur Internet : « Plus une discussion en ligne dure longtemps, plus la probabilité d'y trouver une comparaison impliquant les nazis ou Adolf Hitler s'approche de 1. » […].
Cette « loi » s'appuie sur l'hypothèse selon laquelle une discussion qui dure peut amener à remplacer des arguments par des analogies extrêmes. L'exemple le plus courant consiste à comparer le thème de la discussion avec une opinion nazie ou à traiter son interlocuteur de nazi et de fasciste […].
Les francophones jouent souvent sur deux sens du mot « point » qui peut désigner :
- soit le moment de la discussion auquel le dérapage survient ; dans ce sens du terme, on atteint le point Godwin ;
- soit le point en tant que récompense ou mauvais point attribué au participant qui aura permis de vérifier la loi de Godwin en venant mêler Adolf Hitler, le nazisme ou toute idéologie extrémiste à une discussion dont ce n'est pas le sujet ; dans ce sens du terme, on marque ou gagne un point Godwin.
En rhétorique, l'existence de la pseudo-locution latine Reductio ad Hitlerum est attestée depuis les années 1950.
Dans le folklore Usenet, on considère que vérifier la loi de Godwin revient à « perdre » le débat. […] Source  : http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_Godwin

Bref Ban Ki-Moon ne sait plus quoi inventer. Après s'être opposé au recomptage des voix en arguant qu'il s'agirait « d'une grave injustice » (sic), le voilà en proie à une vraie panique qui le pousse à relayer au plus au niveau tous les mensonges de son Choï inventant "l'arrivée dimanche à l`aéroport de Yamoussoukro (centre) d`avions transportant trois hélicoptères en provenance du Bélarus" en convoquant pour cela en urgence le conseil de sécurité... qui ne s'y est pas laissé prendre !
"C'était une erreur' (sic), a déclaré à New York Alain Le Roy, chef des opérations de maintien de la paix. L'ONU a présenté ses 'excuses' au Bélarus (et pas la Côte d'Ivoire), qui avait dès lundi rejeté les accusations.
Le Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations Unies (ONU) avait désavoué lundi le Secrétaire Général de l’organisation au sujet de présumées livraisons d’hélicoptères du Bélarus à la Côte d’Ivoire.
'En accusant le Bélarus d’avoir envoyé trois hélicoptères à Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire, le Secrétaire Général Ban Ki-Moon a fait une erreur', avait révélé plusieurs membres du Conseil de sécurité à l’issue d’une réunion tenue lundi soir." (Cf. DirectScoop.net)

Et pendant ce temps, la violence du Golf/Onuci fait des ravages qui, sur des blogs de la plateforme Nouvelobs.com (qui censure tout blog qui tente d'expliquer la crise) relayant comme d'hab. le discours médiatique obligatoire, sont attribués en toute impunité à Gabgbo - traité de "dictateur et génocidaire" (sic)... Et de deux points Godwin !

5 commentaires:

  1. "Le point Godwin" !!!Vraiment brillant et original ton article!!Je dirais meme plus,passionnant.
    " Comment peut-il, ne serait que le temps d’un délire, évoquer le terme de génocide ou pire dans une situation de crise post-électorale "
    Il ne fait pas les choses à moitié,dirait on!! est il à ce point aussi désespéré pour évoquer un sujet aussi sensible???...
    Je repense d'ailleurs à mon article d'hier ou j'avais formulé,à peu de choses près,ceci : Ban Ki Moon tente de persuader l'ONU afin de recourir à la "solution finale"..
    Si j'ai évoqué ce terme,c'était justement pour faire un parallèle quant à cette déclaration absurde qu'il nous a sorti là...
    Mais après avoir lu ton article,je me demande tout à coup si je ne suis pas allé trop loin !! ( OupSSS...)...
    PS : Ainsi,tu es Opposé à toute partition de la Cote d'Ivoire !! Quelle autre solution préconises-tu ?? ( En sachant,bien entendu,que Mister Ouattara "and Co" n'accepteront jamais de repartir la queue basse sans la moindre friandise, quitte à sacrifier la moitié de la population Ivoirienne )!!!
    Encore une fois,Bravo pour cet article,il est excellentissime !!

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  2. Merci Yann.
    Partition : je reconnais que c'est compliqué. Mais justement, j'ai (au moins) des doutes sur la volonté du "nord" en la matière. Quand le vote était libre, on était, comme ailleurs en RCI dans l'autre sens, à 60% 40% max. ON vient de voir le flop de Soro à Bouaké y remplissant 1/4 du stade. Bref la situation me semble plus compliquée que celle d'un cas partition. Je me demande ainsi si Ouattara mérite cette friandise-là, qu'il fait persécuter depuis des années.
    Et il me semble qu'avec la déculottée que va lui infliger la vérité (contrairement à 2000, 2002, 2004, 2007, là il s'est dévoilé) tous sauront qu'il a dépassé le temps de friandises.

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  3. Par SABINE CESSOU ( article paru dans le libé le 02/03/11)



    Gaëtan Mootoo, chercheur à Amnesty International, a passé un mois en Côte-d’Ivoire, à l’issue duquel il a publié un rapport, le 22 février, accablant pour les deux camps, pro-Gbagbo et pro-Ouattara.
    Peu d’organisations renvoient dos à dos les deux camps rivaux. Comment en êtes-vous arrivé à ces conclusions ?

    Nous avons travaillé à Abidjan et dans l’ouest du pays, à Duékoué et à Man. Faire un jeu d’équilibriste n’est pas du tout notre intention. Nous avons constaté que les violations sont perpétrées par les deux parties. Nous avons notamment pu travailler sur le commando «invisible» qui sévit à Abobo, un quartier d’Abidjan, et qui a tué six policiers les 11 et 12 janvier. Le camp loyal à Laurent Gbagbo a davantage de choses à se reprocher, mais les Forces nouvelles [ex-rebelles soutenant Alassane Ouattara, ndlr] ont commis onze exécutions sommaires à Touba, en octobre, et plusieurs viols dans l’ouest du pays.
    Quels éléments nouveaux avez-vous constatés ?

    Nous avons vu que des Libériens sont pris à partie à Abidjan par des partisans du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), qui soutiennent Alassane Ouattara et les accusent d’être des mercenaires à la solde de Gbagbo. On en parle très peu dans la presse, alors que ces gens campent devant le Haut-Commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR) à Abidjan.
    Qui sont les femmes victimes de violences sexuelles dans l’ouest du pays ?

    Lorsque j’ai entendu parler de ces viols, j’ai tout de suite pensé, avec les clichés habituels, que c’était encore le camp de Laurent Gbagbo. Sur place, nous avons constaté que les violences sont principalement commises contre des femmes guérés [une ethnie qui soutient Gbagbo]. On se focalise sur la nature emblématique du «monstre» Gbagbo, et certains de nos interlocuteurs trouvent facilement des excuses à Alassane Ouattara.

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  4. je me permets de vous renovoyer aux quelques notes faites sur mon blog et en particulier la derniere sur cet article
    cdt
    saper aude
    http://indignez-vous.hautetfort.com/

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  5. Il a fallu 8 ans pour que Libé reconnaisse que ses chouchous (violentant les populations pour le compte d'un milliardaire prometteur des PAS du FMI / Libé est un journal de gauche - sic) commettaient des exactions. Les ONG (comme celle citée par Cessou) elles aussi sont humaines et ont des préjugés. Huit ans pour renvoyer tout le monde dos-à-dos : il y a du progrès... Encore un effort et on cessera, comme aujourd'hui pour les 7 femmes tuées à Abobo, d'attribuer d'emblée au "camp Gbagbo" ce qui s'avère trois après relever de ceux à qui profite le crime. Mais la question "à qui profite le crime ?" semble ne pas effleurer Libé, à moins qu'il s'agisse d'éviter les lecteurs se la posent.

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