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Tant que les lions n'auront pas d'historiens, les histoires de chasse tourneront à la gloire du chasseur - Le mensonge se lève très tôt mais la vérité finit par le rattraper - Qui veut noyer son chien l'accuse de la rage

samedi 23 avril 2011

Dans la "nouvelle" Côte d'Ivoire, on assassine l'adversaire politique... Et on l'accuse de s'être suicidé

Le cas du meurtre de Désiré TAGRO

"Dix ans de pouvoir, aucune arrestation d'opposant, dix jours de prise de pouvoir par la force, un (ou plusieurs / parmi les disparus) opposant(s) tué(s), des personnes d’ethnies, d’opinions et de religions diverses, violées, pillées, assassinées... Ça commence".
Paris, le 15 avril 2011 - Monsieur Désiré TAGRO, ex-ministre de l’Intérieur et Secrétaire Général de la Présidence de la République, ne s’est pas suicidé. Il a été exécuté d’une balle dans la bouche par les rebelles.
L’Ambassadeur de France à Abidjan est la dernière personne à avoir communiqué sur son téléphone portable avec M. TAGRO, chargé par le Président Laurent GBAGBO de négocier un cessez-le-feu afin de permettre au Chef de l’Etat et à ses proches de sortir sans violence de la Résidence.
Le diplomate français doit donc fournir des explications puisqu’il a très clairement demandé au Ministre TAGRO de sortir du sous-sol de la Résidence présidentielle avec un drapeau blanc.
Une première fois, M. TAGRO a essuyé des tirs des rebelles. Il l’a signalé auprès de l’Ambassadeur de France qui a ironisé et lui a demandé de tenter à nouveau l’opération, promettant de dire aux rebelles de cesser de tirer. Les tirs se sont arrêtés.
M. TAGRO a ensuite tenté une seconde sortie de la Résidence en brandissant un drapeau blanc à l’instar de quelques autres proches du Président GBAGBO. Des rebelles, qui l’ont reconnu, se sont alors saisi du Ministre pour lui tirer une balle dans la bouche.
L’Ambassadeur de France peut permettre que la vérité éclate sur les circonstances de la mort du Ministre Désiré TAGRO, avec lequel il était en contact régulier au moment de l’assaut des forces spéciales françaises, afin que les auteurs de ce crime abominable soient punis.

Paris, le 15 avril 2011
Toussaint ALAIN
Conseiller du Président Laurent GBAGBO


Peu après ce crime abominable, Désiré TAGRO a été transporté en voiture à la clinique de la PISAM, devant les caméras des journalistes de France 24 comme on peut le voir dans cette séquence vidéo.

Dans un sursaut d'effort le ministre Tagro désigne de la main les hommes de Ouattara qui lui ont tiré une balle dans le visage. Il fait même le signe du pistolet. Il serait mort quelques heures plus tard des suites de cette blessure.

Source : "Crise ivoirienne"

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