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Tant que les lions n'auront pas d'historiens, les histoires de chasse tourneront à la gloire du chasseur - Le mensonge se lève très tôt mais la vérité finit par le rattraper - Qui veut noyer son chien l'accuse de la rage

jeudi 14 avril 2011

COMMUNIQUE DE PRESSE sur les exactions contre les partisans du Président GBAGBO


Monsieur Alassane Dramane Ouattara doit immédiatement ordonner aux bandes armées agissant pour son compte de faire cesser les exactions contre les populations civiles. En effet, le décalage est abyssal entre les discours et les actes de Monsieur Ouattara qui, tout en parlant de réconciliation, sème les graines de la guerre civile.


Depuis plusieurs semaines, les partisans du Président de la République Laurent Gbagbo, des membres du Gouvernement et des militants de La Majorité Présidentielle (LMP), ainsi que de simples citoyens sont pourchassés par les miliciens et mercenaires de Monsieur Ouattara. A Abidjan, depuis le lundi 11 avril 2011, date de l’enlèvement du Président Gbagbo par les forces françaises, les troupes de Monsieur Ouattara pillent systématiquement les domiciles de tous les proches ou supposés proches du Chef de l’Etat. Aucune commune de la capitale économique n’est épargnée. Pis, les forces rebelles de Monsieur Ouattara, qui opèrent sur la base d’une liste de 700 personnes pro-Gbagbo (cadres de l’administration, enseignants, artistes, ouvriers, etc) à exécuter, se livrent à une véritable épuration ethnique visant les populations non ressortissantes du Nord du pays. Des centaines de milliers d’autres Ivoiriens sont également des cibles en raison de leurs opinions politiques.

Seul le pouvoir intéresse Monsieur Ouattara, qui n'a exprimé aucune compassion ni pour les centaines de morts des bombardements de l’armée française ni pour les familles pillées. Dans ces conditions, Monsieur Ouattara, qui porte la pleine et entière responsabilité des massacres commis à l’Ouest du pays, ne peut ni pacifier le pays ni réconcilier les Ivoiriens. Tout comme il ne peut diligenter une enquête sur les massacres en Côte d’Ivoire. On ne confie pas au bourreau de conduire une enquête sur sa victime.

Fait à Paris, le 14 avril 2011

Toussaint ALAIN
Conseiller du Président Laurent GBAGBO

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